Quelles sont les villes les plus peuplées dans le monde ?

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On trouve deux classements des villes les plus peuplées. Selon l’ONU et selon un géographe.

Selon l’ONU, Tokyo est la ville la plus peuplée au monde avec 38-40 millions d’habitants. Selon le géographe François Moriconi-Ebrard, la ville la plus peuplée est Shanghai, avec 95 millions d’habitants (contre 24 millions selon les comptes de l’ONU).

Comment expliquer cette différence et l’écart de population entre les deux ? Tout simplement, la définition de la ville n’est pas la même. Le géographe calcule la population selon la continuité des bâtiments (la suite d’immeubles, de rues, d’entreprises, de commerces, de loisirs, sans espaces ni champs ni forêts). On appelle ça une agglomération et prend en compte tout un espace urbain, et non pas une ville plus restreinte. L’ONU calcule la population à partir des statistiques fournies par les Etats, qui considèrent la ou les villes différemment, pas forcément comme une agglomération. On obtient donc des chiffres plus petits, et des villes rétrécies.

Le tableau du géographe  : tableau des villes les plus peuplées

Le tableau de l’ONU :

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Bien sûr la population augmente et les chiffres sont en constante évolution partout. 

Qu’est-ce qu’un hôtel particulier au XVIIIe siècle ?

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Un hôtel particulier n’accueille pas des locataires à la nuit, ce n’est pas un hôtel.

On utilise le mot hôtel pour parler au Moyen-Age d’une maison d’accueil, puis de la résidence du prince ou des grands seigneurs. C’est à partir du XVIIe siècle que le terme devient plus courant.

Il s’agit d’une grande bâtisse située dans la ville (plus tard, à la campagne), possédée et habitée par une seule personne, une seule famille, ainsi que par le personnel. On ne parle pas ici d’un palais, ni d’une maison, ni d’une pension de famille. On y trouve généralement de l’espace dans les appartements, une cour intérieure, un jardin, dans un retrait de la rue, au plus loin de l’activité citadine. En effet, si la façade avant donne sur la rue ou la cour, l’arrière a le jardin comme vue. Enfin, un mur peut cacher la cour intérieure du reste de la rue.

Un hôtel montre la richesse, le prestige, l’importance de son propriétaire. Au XVIIIsiècle, l’hôtel est la demeure de nobles, ou des grands bourgeois, voire des membres  importants de l’Église. Il n’y a pas de règles précises concernant la place du propriétaire dans la société, puisque certaines grandes familles ou grands personnages de l’histoire vivent dans des hôtels particuliers. Comme des personnes récemment anoblies, des commerçants, des négociants. L’hôtel particulier est un signe de richesse puisqu’il faut le construire et l’entretenir, payer le personnel. La richesse est donc un dénominateur commun entre tous les propriétaires.

Pour conclure, il faut souligner l’importance de l’intimité procurée par un hôtel particulier, puisque la cour intérieure sépare l’habitation de la rue, le jardin est impossible à voir depuis l’extérieur, les pièces sont modifiées pour donner une intimité au quotidien à ses résidents. Comme un microcosme en dehors de la ville, l’hôtel particulier convient aux rythmes de vie des grands bourgeois ou des nobles, tout en insistant sur la distinction immobilière.