A quoi sert le Krak des Chevaliers ?

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Le Krak des Chevaliers est un château-fort qui se fait une réputation durant les croisades. Il est situé sur une montagne à l’ouest de la Syrie, environ à 500 mètres de hauteur. Le mot krak vient du syriaque (une langue du Proche-Orient) karak et veut dire « forteresse ». Le site fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO et fut utilisé, et donc dégradé en 2012-2014, lors de la guerre civile syrienne.

Avant cette date, le Krak est une installation qui fait partie d’un système de défense des Etats latins d’Orient. C’est un point stratégique, carrefour des routes entre Homs, Tortose, Antioche et Beyrouth, les grandes villes tout autour de la région. Il se situe aussi en dehors des routes très empruntées, ce qui rend la conquête difficile si on souhaite y accéder.

Plus précisément, au Xe siècle, le calife Al Hakim attaque les chrétiens d’Orient et ferme les lieux de culte de Jérusalem. Les routes et les lieux de pèlerinage étant donc fermés, le Pape déclenche alors la première croisade, pour que l’on puisse à nouveau se rendre sur la terre de naissance du christianisme. Une fois sur place, les croisés prennent la place des kurdes qui ont consolidé le château. Une garnison franque, puis les Hospitaliers (des médecins et des soigneurs pour les croisés) gardent successivement la place forte. En 1142, elle prend le nom de Krak des Chevaliers, et les constructions continuent tout autour du château, avec des rajouts de signaux de feux pour prévenir des attaques.

Malgré des tremblements de terre et certains assauts, le Krak continue de résister et se consolide encore durant la seconde croisade. Il pouvait accueillir 2,000 hommes en armes et tenir un siège de cinq ans par sa capacité de stockage de nourriture. Mais, au début du XIIIe siècle, la croisade s’essouffle et le Krak est peu défendu face aux assauts des Mamelouks. Il est abandonné suite à une ruse du Sultan Baybars, qui a écrit et envoyé une lettre sous le nom d’un grand croisé ordonnant de laisser le fort pour sauver la vie des habitants, et le site fut mis de côté.

Pourquoi Voltaire habite-t-il chez Emilie du Châtelet ?

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Emilie du Châtelet est une mathématicienne, physicienne et scientifique contemporaine de Voltaire. Douée à l’étude, elle apprend plusieurs langues, elle connaît toutes les matières scientifiques, sait monter à cheval, jouer de la musique et faire du théâtre.

Elle rencontre Voltaire en 1734 et ils deviennent amants. Voltaire, qui a des soucis avec le Roi de France Louis XV se réfugie dans le château d’Emilie du Châtelet, à Cirey. Car il vient de publier ses Lettres Philosophiques et la police royale le recherche. La censure et les représailles sont normales à cette époque, car le Roi concentre tous les pouvoirs de manière absolue. Ainsi le Château de Cirey devient un refuge pour le couple – couple qui va durer une quinzaine d’années. Voltaire quitte donc Paris et s’installe dans ce château délabré, qui est une possession du mari toujours absent de son amante. Le Château de Cirey se trouve dans le duché de Lorraine, actuellement la Haute-Marne.

La vie au Château de Cirey encourage les deux amants à produire de nouvelles œuvres et à étudier. Emilie du Châtelet mène des expériences scientifiques à son domicile, et organise aussi des concerts ou des pièces de théâtre. Elle travaille à la traduction de Newton, des principes mathématiques, et de la philosophie dite naturelle (appellation des sciences à cette époque). On dit que les conversations échangées avec Voltaire ont contribué à la rédaction de leurs ouvrages respectifs.

Les deux amants se sont séparés mais l’histoire reste présente, notamment sur la porte d’honneur du Château de Cirey. Voltaire y a fait graver ces quelques vers :

«  Asile des beaux arts,

solitude où mon cœur est toujours demeuré

dans une paix profonde,

c’est vous qui donnez le bonheur

que promettait en vain le monde ».

Et, en guise d’épitaphe, Voltaire a résumé la vie d’Emilie du Châtelet par ces mots :

      « Madame,

Quel faible hommage pour vous qu’un de ces ouvrages de poésie qui n’ont qu’un temps, qui doivent leur mérite à la faveur passagère du public et à l’illusion du théâtre pour tomber ensuite  dans la foule et dans l’obscurité.
Qu’est-ce en effet qu’un roman mis en action et en vers, devant celle qui lit les ouvrages de géométrie avec la même facilité que les autres  lisent les romans ; devant celle qui n’a trouvé dans Locke, ce sage précepteur du genre humain, que ses propres sentiments et l’histoire de ses pensées ; enfin aux yeux d’une personne qui, née pour les agréments, leur préfère la vérité ? »